65. Pendule à l'éléphant en bronze à patine brune et bronze ciselé et doré, le mouvement inclus dans un
cylindre tambour signé GALLOIS à Paris. Cadran émaillé blanc à chiffres romains et arabes également
signé GALLOIS à Paris. Mouvement à fil.
Base de forme chantournée à décor ajouré d'un tertre rocaille. Elle est sommée d'un angelot tenant une
tablette.
Signée sur la base St GERMAIN.
Époque Louis XV.
H : 49 cm - L : 36 cm - P : 15 cm.
(Une aiguille accidentée, petits éclats à l'émail du cadran).
Reçu maître fondeur en terre et en sable le 15
juillet 1748, Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-
1791) jouissait du privilège de l'ouvrier libre,
qui lui permettait d'être aussi bien bronzier
qu'ébéniste. Actif de 1742 à 1776, il commença à
commercialiser ce modèle peu avant 1747.
Il fournissait des caisses de pendules aux
meilleurs horlogers de son époque : Etienne
Lenoir, Julien Le Roy et Jean-Philippe Gosselin.
Saint-Germain était aussi célèbre à son époque
pour son cabinet de curiosités et sa passion pour
la botanique, thèmes que l'on retrouve dans sa
production.
Des bronziers tels que Caffieri ou Saint-Germain
créèrent de nombreux chenets ou pendules sur le
thème de l'exotisme interprétés par des animaux
tels que l'éléphant, le rhinocéros ou la perruche.
La pendule à l'éléphant de Saint-Germain fait
partie des pièces les plus symboliques de ce goût.
Il se présentait d'ailleurs ainsi dans son annonce
: «Saint-Germain, maître fondeur, ciseleur et
modeleur fait et vend toutes sortes
de boetes pour dorer en or moulu
ou en couleur d'or, comme
bronze, boete elephantes,
à lion, à taureau et autres,
fait les desseins, et
modelles en cire, le tout
à juste prix.».
Parmi les modèles identiques signées Saint-
Germain, citons notamment :
- Une pendule avec le cadran signé Moisy à Paris
illustrée in Vergoldete Bronzen, H. Ottomeyer
und P. Pröschel, vol. I, Munich, 1986, p. 123, fig.
2.8.3.
- Une pendule avec une boîte à musique, qui
appartint à la collection Bodenstein, Berlin, 6-7
avril 1909, lot n°79.
- Une pendule avec le cadran signé Julien Le Roy,
vente Christie's Londres, 16 avril 2014, lot 6.
- Une pendule avec le cadran signé Julien Le Roy,
Sotheby's Paris, 5 novembre 2014, lot 195.
Parmi celles du même modèle dans les collections
publiques, citons :
- Une pendule avec le cadran signé Viger à Paris,
offerte par les princes de Ligne au Trésor de la
cathédrale de Tournai.
- Une pendule acquise par le Gardemeuble
impérial en 1865 pour le Château de
Fontainebleau.
Enfin, une pendule, très certainement de modèle
identique, fut prisée 108 livres dans l'inventaire
après décès de la duchesse de Brancas en 1784 : «
Une pendule en cartel du nom de Jean-Baptiste
Baillon montée sur un éléphant surmontée d'un
petit amour ».
François Gallois fut reçu maître horloger en
1746 ; il exerça rue Sainte-Croix à partir de 1754
jusqu'à son décès en 1775.
Bibliographie :
- H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete
Bronzen, vol. I, Munich, 1986, p. 123, fig. 2.8.3.
- Tardy, La pendule française, Ier Partie : De
l'Horloge gothique à la Pendule Louis XV, 1967,
p.173.
- Tardy, dictionnaire des horlogers français, Paris,
1971.
- P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe
siècle, Editions Picard, Paris, 1999, p.192, fig. 219.
Résultat
43 000 €
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65. Pendule à l'éléphant en bronze à patine brune et bronze ciselé et doré, le mouvement inclus dans un
cylindre tambour signé GALLOIS à Paris. Cadran émaillé blanc à chiffres romains et arabes également
signé GALLOIS à Paris. Mouvement à fil.
Base de forme chantournée à décor ajouré d'un tertre rocaille. Elle est sommée d'un angelot tenant une
tablette.
Signée sur la base St GERMAIN.
Époque Louis XV.
H : 49 cm - L : 36 cm - P : 15 cm.
(Une aiguille accidentée, petits éclats à l'émail du cadran).
Reçu maître fondeur en terre et en sable le 15
juillet 1748, Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-
1791) jouissait du privilège de l'ouvrier libre,
qui lui permettait d'être aussi bien bronzier
qu'ébéniste. Actif de 1742 à 1776, il commença à
commercialiser ce modèle peu avant 1747.
Il fournissait des caisses de pendules aux
meilleurs horlogers de son époque : Etienne
Lenoir, Julien Le Roy et Jean-Philippe Gosselin.
Saint-Germain était aussi célèbre à son époque
pour son cabinet de curiosités et sa passion pour
la botanique, thèmes que l'on retrouve dans sa
production.
Des bronziers tels que Caffieri ou Saint-Germain
créèrent de nombreux chenets ou pendules sur le
thème de l'exotisme interprétés par des animaux
tels que l'éléphant, le rhinocéros ou la perruche.
La pendule à l'éléphant de Saint-Germain fait
partie des pièces les plus symboliques de ce goût.
Il se présentait d'ailleurs ainsi dans son annonce
: «Saint-Germain, maître fondeur, ciseleur et
modeleur fait et vend toutes sortes
de boetes pour dorer en or moulu
ou en couleur d'or, comme
bronze, boete elephantes,
à lion, à taureau et autres,
fait les desseins, et
modelles en cire, le tout
à juste prix.».
Parmi les modèles identiques signées Saint-
Germain, citons notamment :
- Une pendule avec le cadran signé Moisy à Paris
illustrée in Vergoldete Bronzen, H. Ottomeyer
und P. Pröschel, vol. I, Munich, 1986, p. 123, fig.
2.8.3.
- Une pendule avec une boîte à musique, qui
appartint à la collection Bodenstein, Berlin, 6-7
avril 1909, lot n°79.
- Une pendule avec le cadran signé Julien Le Roy,
vente Christie's Londres, 16 avril 2014, lot 6.
- Une pendule avec le cadran signé Julien Le Roy,
Sotheby's Paris, 5 novembre 2014, lot 195.
Parmi celles du même modèle dans les collections
publiques, citons :
- Une pendule avec le cadran signé Viger à Paris,
offerte par les princes de Ligne au Trésor de la
cathédrale de Tournai.
- Une pendule acquise par le Gardemeuble
impérial en 1865 pour le Château de
Fontainebleau.
Enfin, une pendule, très certainement de modèle
identique, fut prisée 108 livres dans l'inventaire
après décès de la duchesse de Brancas en 1784 : «
Une pendule en cartel du nom de Jean-Baptiste
Baillon montée sur un éléphant surmontée d'un
petit amour ».
François Gallois fut reçu maître horloger en
1746 ; il exerça rue Sainte-Croix à partir de 1754
jusqu'à son décès en 1775.
Bibliographie :
- H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete
Bronzen, vol. I, Munich, 1986, p. 123, fig. 2.8.3.
- Tardy, La pendule française, Ier Partie : De
l'Horloge gothique à la Pendule Louis XV, 1967,
p.173.
- Tardy, dictionnaire des horlogers français, Paris,
1971.
- P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe
siècle, Editions Picard, Paris, 1999, p.192, fig. 219.